domenica 22 aprile 2012

L'ART SACRÉ ET SA NATURE PROFONDE


Par le card. Cañizares Llovera

ROME, lundi 16 avril 2012 (ZENIT.org) – Cette réflexion sur « L’art sacré et sa nature profonde », est une introduction du cardinal espagnol Antonio Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, à un livre publié en italien par Rodolfo Papa, intitulé “Discours sur l’art sacré” (“Discorsi sull’arte sacra”, éd. Cantagalli, Sienne, 2012)
Introduction du card. Cañizares Llovera
         Voici une œuvre dont nous avions besoin et que nous attendions : celle de Rodolfo Papa qui étudie en grand spécialiste l’art sacré dans sa nature profonde et son identité. Il s’agit ici de la nature intime et de l’identité de l’art sacré, mais également de l’art en tant que tel, dans lesquels vérité et beauté sont inséparables et en quoi foi et art, foi et beauté s’embrassent dans une parfaite réciprocité et une union indéfectible; quelque chose de semblable à ce qui se passe entre foi et raison.
         C’est ce que le Pape Benoît XVI reconnaissait dans l’interview accordée aux journalistes en novembre 2010 dans l’avion qui l’emmenait à Saint-Jacques-de-Compostelle et à Barcelone pour la consécration de la basilique de la Sainte-Famille de l’architecte Antonio Gaudi. Il affirmait alors : «Vous savez que j’insiste beaucoup sur la relation entre foi et raison, que la foi, et la foi chrétienne, n’a son identité que dans l’ouverture à la raison, et que la raison devient elle-même si on la transcende vers la foi. Mais la relation entre foi et art est tout aussi importante, car la vérité, but et objectif de la raison, s’exprime dans la beauté et devient elle-même dans la beauté, se prouve comme vérité. Là où se trouve la vérité doit donc naître la beauté, et là, où l’être humain se réalise de manière correcte et bonne, il s’exprime dans la beauté. La relation entre vérité et beauté est inséparable et nous avons donc besoin de la beauté. Pour l’Eglise depuis ses débuts, dans la grande modestie et pauvreté de l’époque des persécutions, l’art, la peinture, l’expression du salut de Dieu dans les images du monde, le chant puis les édifices sont constitutifs et resteront constitutifs pour toujours. Ainsi l’Eglise a été la mère des arts pendant des siècles et des siècles: le grand trésor de l’art occidental – que ce soit la musique, l’architecture ou la peinture – est né de la foi de l’intérieur de l’Eglise. Aujourd’hui, il y a une certaine «dissidence», mais cela nuit aussi bien à l’art qu’à la foi. Un art qui perdrait la racine de la transcendance ne serait plus orienté vers Dieu : ce serait un art diminué, il perdrait sa source vivante; et une foi qui ne posséderait que l’art du passé, ne serait plus une foi du présent. Aujourd’hui elle doit s’exprimer à nouveau comme une vérité toujours présente. C’est pourquoi le dialogue ou la rencontre - je dirais les deux - entre art et foi est inscrit dans l’essence la plus profonde de la foi; nous devons faire tout ce qui est possible pour qu’aujourd’hui aussi, la foi s’exprime à travers un art authentique, comme Gaudí, dans la continuité et dans la nouveauté, et que l’art ne perde pas le contact avec la foi» (Benoît XVI, entretien avec les journalistes, 6 novembre 2010).
Quand ce livre a été conçu ces paroles n’avaient pas été dites mais l’œuvre de Rudolf Papa - homme de foi, intellectuel pénétrant et artiste, passionné de vérité et de beauté - constitue un approfondissement, une explication et un commentaire fidèle de cette parole et de cette pensé du Pape Benoît XVI pour qui foi et art, la beauté de l’art sacré et l’unité fondamentale entre art et liturgie sont des thèmes très importants de son pontificat.
 On peut parfaitement comprendre les relations d’amitié entre l’Eglise et les artistes à travers les siècles jusqu’à nos jours. C’est ainsi que les derniers papes, de Paul VI à Benoît XVI ont réaffirmé la nécessité de cette relation qui n’est rien de moins qu’unité et réciprocité totale. De plus, on comprend bien l’appel de ces papes à exprimer dans des œuvres d’art la relation entre foi et art (foi et beauté) indissociable de l’autre relation foi et raison (foi et vérité, foi et bonté), tout cela exprimé de façon magistrale par l’auteur de ce livre. De cette vision de l’art, et de l’art sacré en particulier on peut apprécier son caractère pérenne et sa nature non éphémère ainsi que sa valeur universelle en dépit des circonstances de l’Histoire, des effets de mode ou d’aspirations mercantiles. Mais on comprend aussi sa dimension religieuse et l’implication totale de la personnalité de l’artiste dans l’expression de ses œuvres et tout particulièrement quand il traite de thèmes sacrés c’est à dire de l’art liturgique qui se réalise par la musique, la peinture, la sculpture ou l’architecture .Il est impossible de cacher l’expression de l’initiative de Dieu, de l’action divine qui toujours précède toute œuvre artistique qu’elle soit liturgique ou de tout autre ordre.
            Tout en écrivant cette présentation je pense aux nombreux artistes qui sont de fidèles reflets et des témoins de la vérité de cette relation entre art et foi magnifiquement exprimée par l’auteur et aux artistes et à leurs œuvres auxquels il fait référence dans ce livre. Je pense, par exemple, au génial peintre universel de l’âge d’or espagnol le Greco, alors que nous approchons de la célébration de son quatrième centenaire. Ni la personne ni les résultats du travail du Greco ne peuvent être séparés de leurs dimensions religieuses et de la foi chrétienne. Tout en eux traduit la grandeur d’un homme d’esprit avec une « touche divine spéciale », capable de percevoir et de façonner par les caractéristiques et l’expression des couleurs de sa peinture singulière la suprême beauté, l’abîme infini de la perfection, incomparable et souveraine. Toutes ses œuvres, grandes et uniques, reflètent la profondeur de son âme, image de son Créateur qui l’a modelée avec la touche délicate de son « pinceau divin ». Dans toute l’œuvre du Greco l’esprit sublime apparaît toujours, cet esprit qui contempla et pénétra le « Mystère », conduisant à sa densité et l’exprimant avec toute l’élévation de l’art qui émerge de la profondeur d’un être illuminé par cette expérience et qui transcende le coup d’œil superficiel incapable de s’élever lui-même vers les sommets de l’esprit. Le Greco s’immerge dans la profondeur de l’Evangile et dans le mystère de l’Incarnation - de Dieu fait homme pour les hommes et livré par eux sur la croix - et dans la victoire sur la mort cette ennemie de l’homme ; avec tant de beauté et de drame que le Greco savait exprimer dans son travail.
            Ainsi, avec de profondes racines chrétiennes, bien formé et capable de donner une raison à sa vérité, le Greco, dans toute son œuvre picturale montre la réalité fondamentale de cette foi, enseigne et parle des mystères les plus profonds aux ignorants et simples, enseigne, élève, mène à la contemplation, à l’émerveillement, à la vénération, à la prière de demande et de louange ; donne raison à la foi, démontre la symphonie et l’harmonie de sa beauté, de son rayonnement et de son expression dans l’esprit humain le plus vivant et le plus authentique.
            A l’époque où il travaillait, les circonstances étaient particulières et cependant son art continue de nous parler avec acuité aujourd’hui comme hier, car ce ne sont pas des œuvres de circonstances éphémères ou d’évènements vite passés, mais plutôt l’expression d’une réalité qui ne meurt pas et qu’il fait avec le langage de « hauteur d’âme » comme le disent les mystiques. Il parle avec les pinceaux et couleurs de ce « centre profond de l’âme » où tout homme se sait et se sent compris quelle que soit sa génération et son époque.
            En tant qu’homme fermement « chrétien » et fils de son époque, le Greco reflète l’homme pour qui il manifeste une passion vivante et singulière. Qui parmi nous ne voit cette passion dans l’Entierro del Duque de Orgaz ou dans Expolio ou dans l’Apostolado de la sacristie de la cathédrale de Tolède ou dans le San Jose de la même cathédrale ? Les mains, les yeux, les visages, les mouvements des corps, tout dans son travail est l’expression de la façon dont il voit l’homme et son drame : l’homme qui soufre et qui aime, qui vit le drame de l’existence et son désir de bonheur, aimé par Dieu, l’homme qui est de Dieu, aimé et élevé, l’homme sauvé et appelé à participer à Sa Gloire ; la vérité de l’homme tel qu’il est devant Dieu. Ce que traduit bien son art est que « la Gloire de Dieu est l’Homme vivant » (S. Irénée de Lyon). Toute son œuvre manifeste et exprime l’homme, et pénètre la profondeur de l’être humain, non comme le verrait un païen ou un humaniste, mais plus exactement avec une différence notable : celle qui permet la vision de la foi et d’y arriver avec un regard particulier, celui de la vérité qui est inséparable de la beauté. Derrière les visages ou les corps, les mains ou les yeux, les couleurs et les plis des drapés ou le mouvement des corps, là se trouve la vérité que professe sa foi en l’homme.
Cette foi, irréfutablement chrétienne et christocentrique est également profondément anthropologique, humaine, et c’est la clé fondamentale pour entrer et s’immerger dans la richesse, la grandeur du Greco comme dans l’art occidental le plus authentique. Ses œuvres, comme toutes celles nées de la foi chrétienne, sont des œuvres qui ne sont pas dépouillées et ne peuvent être dépouillées de leur aura de beauté. De même elles ne sont pas – et nous ne voulons pas, ne permettrons pas qu’elles deviennent – de purs et simples objets de plaisirs pour leurs qualités esthétiques, de purs et simples objets de la curiosité distraite des visiteurs d’expositions et des musées. Son art est le lieu où se rencontrent le saint et le croyant, où la beauté est la splendeur de la grâce. Ici la beauté porte notre attention vers un « Autre » dont nous ne pouvons pas simplement nous défaire mais qui néanmoins nous attire, nous rassérène, nous donne la paix. Ici, à travers la beauté émane une force qui ne nous écrase pas ni ne nous asservit mais qui nous soutient. Ici se diffuse une liberté qui émane sans cesse des profondeurs, du centre, de notre être et nous libère : la liberté surgit de la vérité et de la beauté. Ici, par dessus tout, s’ouvre à nous la communication du don divin et l’amour qui se donne à nous; ici apparaît l’espérance et se dessine le futur d’une humanité nouvelle ; une humanité qui construit son futur.
            En conclusion, encore une fois j’adresse toute ma reconnaissance et mes félicitations à Rodolfo Papa, pour cet ouvrage qui, non seulement, nous introduit dans la nature et l’identité de l’art sacré, mais aussi qui représente une aide majeure afin que l’unité profonde entre la liturgie et la beauté ne puisse jamais être déformée de quelques façons que se soit mais au contraire que la relation entre elles puissent être approfondie et fortifiée. Il me reste maintenant à inviter le lecteur à lire ce livre et laisser son âme et son regard s’enrichir.

mercoledì 4 aprile 2012

UN LIBRO DI RODOLFO PAPA SULLA BELLEZZA CHE SALVA


Recensione del nuovo volume "Discorsi sull'arte sacra"

di Daniel Estivill

Docente della Pontificia Università Gregoriana

ROMA, sabato, 31 marzo 2012 (ZENIT.org) - “Pittore, teorico e storico dell’arte”, così giustamente viene presentato l’autore del libro “Discorsi sull’arte sacra” (edizioni Cantagalli 2012), Rodolfo Papa. Qualifiche queste che attestano la personalità poliedrica di Rodolfo Papa mentre lo legano alle grandi figure del mondo dell’arte del passato, allorché il pittore univa alla sua capacità tecnica una cospicua cultura classica nonché la conoscenza dei principi teorici dell’arte. Ma non sarebbe completa la presentazione dell’autore se non si aggiungesse che egli è un uomo di fede, attivamente vissuta nella Chiesa cattolica. Solo in questo modo diventa pienamente comprensibile la portata dei suoi discorsi sull’arte, che – senza intaccare la legittima autonomia dell’attività artistica – dischiudono orizzonti ben più larghi addentrandosi nel mondo dello spirito alla luce della fede in Gesù Cristo.
Il discorso, come genere letterario, è stato scelto di proposito dall’autore per affrontare un tema complesso, appunto quello dell’arte, in una struttura di pensiero circolare a diversi livelli, ma tuttavia orientata verso un obiettivo finale: l’arte sacra.Infatti, come viene esplicitamente affermato nell’introduzione, l’idea di fondo che emerge con chiarezza in una lettura d’insieme «è che solo analizzando in modo compiuto l’identità dell’arte si possa affrontare in maniera corretta la delicata condizione dell’arte sacra». Non è un caso, dunque, che il settimo capitolo, dedicato all’arte sacra, sia preceduto da sei capitoli riguardanti il tema dell’arte in genere, pur non mancando in essi, quando necessario, specifici richiami all’arte cristiana.
Così, nella svariata e caotica diversità di opinioni che caratterizzano oggi gli studi sull’arte, l’autore apre il suo grande discorso, nel primo capitolo, affrontando il delicato problema di definire l’arte. A tale scopo entra in un serrato dialogo con i più noti rappresentanti del pensiero contemporaneo sulla materia per smascherare le loro “paure” nonché le loro riluttanze a dare una definizione dell’arte. Convinto però, seppure in controtendenza, della «necessità di definire dei termini sui quali poggiare le scelte individuali e quindi il senso dell’agire e del fare, ed anche del fare artistico», l’autore arriva ad una soluzione del problema proponendo la definizione “reale” e “classica” dell’arte – ars est recta ratio factibilium – ma lasciando anche flessibilmente aperta la questione della definizione di uno statuto epistemologico per ogni specie d’arte.
Dopo questo primo passo, il discorso prosegue sul tema dello stile, termine spesso equivoco nel linguaggio corrente in riferimento alle arti visuali. A tale proposito, prendendo come spunto lo sviluppo storico del concetto di stile e concretizzandolo nell’operare artistico di Caravaggio, la questione “stilistica” viene presentata in relazione alla maniera e alla schola, che sarebbero declinazioni particolari di un sistema più vasto e sottinteso, che è proprio il sistema d’arte, argomento del terzo capitolo. Nel definire il sistema artistico come «un insieme di principi e regole che sottendono un sistema di segni», in stretta relazione con una specifica visione del mondo (Weltanschauung), l’autore stabilisce il fondamento teorico per individuare l’identità e l’essenza del sistema dell’arte cristiana. In questo modo, fa diventare palese non solo, la diversità tra il sistema figurativo e il sistema non figurativo o aniconico, ma soprattutto il rapporto intimo tra religione e sistema artistico.
Molto significativo è il discorso sulla luce, sviluppato nel quarto capitolo, che mette in evidenza come lo «spostamento dalla luce al colore» nell’arte contemporanea non sia altro che il passaggio «da una visione metafisica ad una materialista». La luce, metafora della verità e simbolo della bellezza, diventa in questo discorso principio ermeneutico per comprendere la dimensione della corporeità in senso cristiano. In questa visione l’astrattismo e l’iperrealismo non possono che essere frutti di una concezione fuorviante e riduzionista della corporeità e, in ultima istanza, della luce.
Molto pertinente, poi, è il discorso sulle immagini e sul corpo, finalizzato a dimostrare come da una parte, la cosiddetta “società delle immagini” nella quale viviamo, sia invece una società «intrinsecamente iconofobica», e dall’altra, quanto il rapporto tra immagine e corporeità sia decisivo nella visione occidentale del cristianesimo. È una tale impostazione del discorso che permetterà, tra l’altro, rilevare l’aspetto più rivoluzionario della prospettiva nella sua capacità di “rendere presente” la realtà in imagine picta al servizio delle esigenze contemplative della spiritualità francescana e della fede nell’incarnazione.
Non poteva mancare un discorso sulla bellezza, aspetto basilare diogni riflessione sull’arte. Questo discorso rivela in modo particolare la solida conoscenza della dottrina scolastico-tomista da parte dell’autore. Egli, infatti, richiama più volte la concezione della bellezza in termini ontologici di “trascendentale”, in stretto rapporto con il verum e il bonum. Non manca d’interesse notare che tale prospettiva, come viene appositamente sottolineato, è in continuità con gli insegnamenti del Concilio Vaticano II (cf. Sacrosanctum Concilium, 122) e anche con il Magistero post conciliare (cf. Giovanni Paolo II, Veritatis splendor, 51; Benedetto XVI, Sacramentum caritatis, 31 e 41).
Il discorso sull’arte sacra, l’ultimo della serie, merita la massima attenzione in quanto esso è il coronamento di tutti i discorsi precedenti, così come per l’autore – pittore, teorico e storico dell’arte – tutto è orientato all’arte sacra, che costituisce il leitmotiv della sua vita di “artista e uomo di fede”. La sottolineatura della specificità dell’arte sacra nel suo essere riferita alla liturgia, permette di aprire un discorso di fondamentale importanza per capire l’arte sacra in relazione alla fede e per poterla definire, sulla falsariga della definizione tomista, come «fides et recta ratio factibilium». Sempre in analogia alla relazione tra fides et ratio, l’autore individua nella storia del rapporto tra arte e fede «tre stati: un’arte autonoma rispetto alla fede, un’arte cristiana illuminata dalla fede e un’arte interpellata dalla fede», ovverossia chiamata dalla fede ad un ruolo più specifico. Quest’ultima è proprio l’arte sacra. La distinzione diventa una guida sicura sia per la conoscenza adeguata della tradizione nell’arte della Chiesa, sia per delineare il profilo dell’artista cristiano, sia per riconoscere l’autentica arte sacra. Rispetto a quest’ultimo aspetto risulta illuminate il commento dei cinque punti già segnalati dal Card. Joseph Ratzinger nella sua Opera Omnia sulla Teologia della liturgia: l’inconciliabilità dell’iconoclastia con la fede nell’incarnazione del Verbo, la storia della salvezza come fonte dell’arte sacra, la centralità dell’immagine di Cristo nell’arte figurativa sacra, l’immagine sacra come strumento di contemplazione, l’assenza di spazio per l’arbitrarietà e per il soggettivismo nell’arte sacra. Infine, e nel suo discorso conclusivo, l’autore arriva a sintetizzare con grande lucidità mentale quattro caratteri fondamentali che riguardano l’identità dell’arte sacra: universalità, bellezza, figuratività e narratività.
Il libro, frutto della maturità del pensiero dell’autore, viene alla luce in un momento storico particolarmente significativo per la vita della Chiesa e per l’arte sacra. Infatti, mentre viene pubblicata l’opera di R. Papa si ravvicinano due celebrazioni importanti, quella del 50º anniversario dell’apertura del Concilio Ecumenico Vaticano II e quella l’Anno della Fede indetto da Benedetto XVI con la Lettera apostolica Porta Fidei. Sia per l’uno che per l’altro momento, il libro qui presentato può essere considerato come un contributo valido
e degno di apprezzamento. In riferimento al Concilio Vaticano II, i discorsi sviluppati nel libro non solo si allineano in quella ermeneutica dei testi conciliari auspicata da Benedetto XVI (cf.Discorso alla Curia Romana, 22 dicembre 2005), ma soprattutto costituiscono un’applicazione pratica e concreta dell’orientamento conciliare sulla formazione degli artisti e del clero (cf.Sacrosanctum Concilium 127 e 129). In questo senso è auspicabile una larga diffusione dell’opera ai fini della formazione sia negli ambienti universitari ecclesiastici sia in quel vasto “areopago” del mondo dell’arte, che oggi piace presentare come un nuovo scenario di evangelizzazione. Anche in relazione all’Anno della Fede questo libro è in grado di offrire il suo prezioso contributo. Infatti, se oggi una «profonda crisi di fede ... ha toccato molte persone» (Porta fidei, 2), non sembra che ci siano validi motivi per poter escludere gli artisti tra quelli che sono toccati da una tale crisi. Pertanto, questi discorsi sull’arte sacra non possono che essere un allettante invito perché, oggi più che mai, l’arte sacra sia contemplata con gli occhi della fede e, soprattutto, perché gli artisti capiscano quanto nobile può diventare la propria arte allorché essa venga concepita secondo la fede e assuma come finalità ultima servire alla gloria di Dio nella Chiesa.



SACRED ART AND ITS MOST INTIMATE ESSENCE


A Commentary on Rodolfo Papa's 'Discorsi sull'arte sacra'

By Antonio Cardinal Cañizares Llovera, Prefect of the Congregation for Divine Worship and the Sacraments
ROME, MARCH 29, 2012 (Zenit.org).- This is a publication that has been long waited for, as it is one that is greatly needed: it is the work of Rodolfo Papa, who studies sacred art, its essence and identity with great depth. The essence and identity in question is born from the truth of sacred art, and from the truth of art as such, in which truth and beauty are inseparable, and in which faith and art, faith and beauty embrace one another in perfect reciprocity that constitutes an unbreakable union between them; something similar to that which occurs between faith and reason.
Pope Benedict XVI recognised the same reality when, in the splendid interview he gave to journalists on board his flight, in November 2010, during his journey to Spain to visit Santiago de Compostela and, thereafter, for the consecration of the Basilica of the Sagrada Familia in Barcelona, by the architect Antonio Gaudí, he stated: «You know that I place great emphasis on the relationship between faith and reason, that faith, and Christian faith, has its identity only in openness to reason and that reason becomes itself if it transcends itself towards faith. But the relationship between faith and art is equally important because truth, the aim or goal of reason, is expressed in beauty and beauty completely fulfilled, is proven to be truth. Therefore, wherever there is beauty must be born, wherever human beings are fulfilled in a correct and good way, they express themselves in beauty. The relationship between truth and beauty is inseparable and therefore we need beauty. In the Church from the outset and also in the great modesty and poverty of the time of persecution, art, painting, the expression of God’s salvation in earthly images, singing and then building as well, are all established for the Church and remain established forever. The Church was consequently a mother to art for centuries and centuries: the great treasure of Western art – music, architecture and painting – was born from faith within the Church. Today there is a certain “dissidence” but this is bad for both art and faith. An art that lost the root of transcendence would not be oriented to God: it would be a halved art, it would lose its living root; and a faith that had art only in the past would no longer be faith in the present. Today it must be expressed anew as truth that is always present. Therefore dialogue or the encounter – I would say both – of art and faith are inscribed in the deepest essence of faith; we must do our utmost to see that today as well faith is expressed in authentic art, like Gaudí’s, in continuity and in innovation, to prevent art from losing its contact with faith» (Benedict XVI, interview to journalists, November 6, 2010).
When this book had been conceived, these words had not yet been spoken. Nevertheless, on the whole, this work of Rodolfo Papa – a man of faith, an artist, as well as an acute and incisive intellectual; passionately keen to learn about truth and beauty - constitutes a deepening, a description and a commentary of the thoughts of Pope Benedict XVI, for whom faith and art, the beauty of sacred art, the fundamental unity between art and liturgy are very important themes in his pontificate.
One can grasp well the amity between the Church and artists throughout the course of history, even in our days. One can understand also the continued statements of recent Popes - from Paul VI to Benedict XVI - who reiterated the need for this relationship, which is none other than a unity and an absolute mutual reciprocity. Furthermore, one can understand well the call of these Popes to express in artistic works the binomial relationship between faith and art, faith and beauty inseparable from the other binomial relation of faith and reason, faith and truth, faith and goodness, all of which has been splendidly expressed by the author of this book. From this view on art in general and in particular on sacred art, one can appreciate the perennial character of art, of its non-ephemeral nature, of its universal value despite the circumstances of history, the choice of the moment, or of consumerist aspirations. One is enabled to recognize the religious dimension, as well as the personal involvement of the artist, and the entirety of his being, within his artistic work, especially when it concerns sacred art, which means, art for the liturgy, which as such can be either music, painting, sculpture or architecture. It is impossible to hide the expression of God’s initiative, of the Divine action which always precedes a work of art in liturgy, as it does within the reality of all created order.
While I write this presentation, I think of the many men of art that are faithful reflections and testimonies to the truth of this relationship between art and faith, which the author of this book magnificently expresses, and of the artists and works of art themselves to whom in the course of the book, he likewise makes reference. I think, for example, of the brilliant universal painter of the Spanish “Golden Age,” El Greco, in the proximity of the celebration of his fourth centenary. Neither the person, nor the consequences of the work of El Greco can be separated from their religious dimensions, from the Christian faith. Everything in them reflects the greatness of a man of spirit with a special “divine touch”, capable of perceiving and molding, in the great features and impression of the colors of his unique painting, the supreme beauty, the infinite abyss of perfection, incomparable and sovereign. All his works, great and unique, reflect the profoundness of his soul, image of his Creator who molded it with the delicate touch of His “divine brush.” In all the work of El Greco the sublime spirit always appears, that spirit that contemplated and penetrated the “Mystery,” led to its density, and expressed it with all the elevation of art that emerges from the depth of a being illuminated by this experience, that transcends the superficial glance incapable of raising itself towards the high summit of the spirit. El Greco immerses himself in the profundity of the Gospel, in the mystery of the Incarnation - of God made man for men and for their handing Him over to the Cross, in the victory over death - that enemy of man; with such great beauty and drama as El Greco knew how to express in his work.
Like this, with the deep roots of a Christian faith, well-formed and capable of giving reason for its truth, El Greco, in all of his pictorial work, shows the fundamental reality of this faith, teaches and speaks of the most profound mysteries to the uncouth and simple, catechizes, elevates, leads to contemplation, to wonder, to veneration, to the prayer of petition and of praise; gives reason to faith, shows the symphony and harmony of her beauty, and its emission and its expression in the most alive and genuine human spirit. There were particular circumstances of the historical time in which he worked, yet his art continues to speak today, as it did yesterday, with a most living actuality, because they are not works of the ephemeral circumstance and moment that quickly pass; but rather express a reality that does not die, and which he does so with the language of the “height of the soul”, as the mystics would say. He speaks with the brushes and colors from “this profound center of the soul” where every man knows and senses himself comprehended, being from any generation, any time in history.
As a man of firm “Christianity” as well as a son of his time, El Greco reflects man, for whom he manifests a living and singular passion.  Who among us cannot see this passion in The Entierro de Duca de Orgaz or in the Expolio or in the Apostolado in the Sacristy of the Cathedral of Toledo or in the San Jose in the same Cathedral? The hands, the eyes, the faces, the movements of the bodies of their characters, everything, all of his work is an expression of how man sees and of man’s drama: the man that suffers and that loves, who lives this drama of existence and his desire for happiness, loved by God, the man who is from God, loved and elevated, the man saved and called to participate in His glory: the truth of man, as He is before God. Well reflected in his art is that “the glory of God is a living man” (S. Irenaeus of Lyon). All his work manifests man, expresses man as he penetrates to the profundity of the human being, but not as the pagan or mere humanist would see; rather, there is a notable difference: that which permits the vision of faith and leads to it with a particular glance, the glance of truth which is inseparable from beauty. Behind the faces or the bodies, the hands or the eyes, the colors and the folds of the cloths or the movement of the bodies, there is the truth that professes his faith concerning man.
This faith, decisively Christian and Christocentric, is, equally, profoundly anthropological, human and is the fundamental key to enter and immerse oneself in the richness and greatness of El Greco, as in the most authentic occidental art. His works, as all others born of the Christian faith, are works that are not stripped- and cannot be stripped- of their aura, of the aura of beauty. Likewise they are not – and we do not want and cannot permit them to become – pure and simple objects of pleasure for their formal, aesthetic quality, pure and simple objects of learning for the connoisseur, pure and simple objects of distracted curiosity of visitors in exhibits and museums. His art is where the saint and the believer encounter each other, beauty is the splendor of grace. Here the beauty turns our attention to “another” we cannot simply dispose of, but that nevertheless attracts us, calming and pacifying us. Here, through the beauty, emanates a force that neither crushes nor makes subservient, but that sustains. Here diffuses a freedom which emanates incessantly from the depths and from the center of our being frees us: freedom surges from truth and beauty. Here, above all, opened to us is the communication of the divine gift and love which communicates itself to us; here hope appears, and here the future of a new humanity and of a humanity with a future paints itself.
In conclusion, I once again offer my congratulations and my appreciation to Rodolfo Papa, for this work which not only introduces us to the identity and the essence of sacred art, but also which constitutes a major help so that the profound unity between liturgy and beauty may never be distorted in any way, but rather, on the contrary, that the connection between the two may be deepened and strengthened. It remains for me now to invite the reader to read this book and to allow their soul and their outlook to be enriched.
[Translation by Madre María de Anima Christi SSVM]

A ARTE SACRA E A SUA MAIS ÍNTIMA ESSÊNCIA


Rodolfo Papa, Discursos sobre arte sacra,Cantagalli, Siena, 2012




ROMA, terça-feira, 20 de março de 2012(ZENIT.org) - Apresentamos a seguir a Introdução do S. Ex. Card. Antonio Cañizares Llovera, Cardeal Prefeito da Congregação para o Culto Divino sobre a obra de Rodolfo Papa.
Esta é uma obra que esperávamos, porque dela necessitamos: a obra de Rodolfo Papa, que estuda com profundidade a arte sacra e a sua mais íntima essência e identidade. Trata-se da essência e da identidade que nascem da verdade da arte sacra, e também da verdade da arte enquanto tal, na qual verdade e beleza são inseparáveis; e onde fé e arte, fé e beleza se abraçam em uma perfeita reciprocidade, que é unidade inseparável entre elas, semelhante ao que acontece entre fé e razão.
Assim reconhecia o papa Bento XVI que, na sua esplêndida entrevista deixada aos jornalistas no avião, em novembro de 2010, durante a viagem à Espanha para uma visita a Santiago de Compostela e, sucessivamente, para a consagração da Basílica da Sagrada Família do arquiteto Antonio Gaudì em Barcelona, afirmou o que segue: “Vós sabeis que eu insisto muito sobre a relação entre fé e razão; que a fé, e a fé cristã, tem a sua identidade somente na abertura à razão, e que a razão se torna ela mesma se se transcende para a fé. Mas igualmente importante é a relação entre fé e arte; porque a verdade, objetivo, meta da razão, se exprime na beleza e se torna ela mesma na beleza, se prova como verdade. Portanto, onde há a verdade deve nascer a beleza, onde o ser humano se realiza de modo correto, bom, expressa-se na beleza. A relação entre verdade e beleza é inseparável e por isso precisamos da beleza. Na Igreja, desde o início, também na grande modéstia e pobreza da época das perseguições, a arte, a pintura, o expressar-se da salvação de Deus nas imagens do mundo, o canto e depois também o edifício, tudo isto é constitutivo para a Igreja e permanece constitutivo para sempre.
Assim a Igreja foi mãe das artes por séculos e séculos: o grande tesouro da arte ocidental — seja música, arquitetura ou pintura — nasceu da fé no interior da Igreja. Hoje há uma certa 'divergência', mas isto prejudica tanto a arte, como a fé. A arte que perdesse a raiz da transcendência, não se orientaria mais para Deus, seria uma arte dividida em dois, perderia a raiz viva; e uma fé que tivesse a arte só no passado, não seria mais fé no presente; e hoje deve expressar-se de novo como verdade, que é sempre presente. Por isso o diálogo ou o encontro, diria o conjunto, entre arte e fé inscrito na mais profunda essência da fé; devemos fazer de tudo para que também hoje a fé se exprima numa arte autêntica, como Gaudí, na continuidade e na novidade, e que a arte não perca o contato com a fé” (Bento XVI, entrevista concedida a jornalistas, 6 de novembro de 2010).
Quando foi pensado o presente livro essas palavras ainda não haviam sido pronunciadas, todavia, o conjunto desta obra de Rodolfo Papa – homem de fé, artista e pensador agudo e penetrante, pesquisador apaixonado pela verdade e pela beleza – constitui um aprofundamento, uma explicação e um comentário fiel das palavras e do pensamento de Bento XVI, para o qual o binômio fé-arte, a beleza da arte sacra, a unidade fundamental entre arte e Liturgia, são temas muito importantes do seu pontificado.
Entende-se perfeitamente a amizade entre a Igreja e os artistas no decorrer dos tempos, também nos nossos dias. Compreende-se a afirmação reiterada dos últimos papas – desde Paulo VI a Bento XVI – sobre a necessidade desta amizade, que é unidade e absoluta reciprocidade, e o apelo de expressar na obra artística o binômio fé-arte, fé-beleza, inseparáveis do outro binômio fé-razão, fé-verdade, fé-bondade, como realiza tão esplendidamente o autor deste livro. Desta visão da arte em geral e da arte sacra em particular, compreende-se o caráter de perenidade da arte, a sua natureza não efêmera, o seu valor universal além da circunstância da época ou do gosto do momento, ou dos afãs consumistas, compreende-se a sua dimensão religiosa e a mesma implicação do artista e da totalidade de sua pessoa na obra de sua arte, sobretudo quando se trata de arte sacra ou de arte para a Liturgia, seja música, pintura, escultura ou arquitetura, que não podem isentar-se de exprimir a iniciativa de Deus, a ação divina que sempre precede a obra artística, na mesma liturgia assim como na realidade do criado.
Enquanto escrevo esta apresentação, penso em tantos e tantos homens da arte que são fieis reflexos e testemunhas da verdade desta relação entre fé e arte, que tão magnificamente expressa o autor deste livro, e aos mesmos artistas e obras de arte, às quais, no decorrer do livro, ele mesmo se refere. Penso, por exemplo, no genial pintor universal do “Século de Ouro” espanhol, El Greco, no aproximar-se da celebração do seu quarto centenário. Nem a pessoa, nem por consequência a obra de El Greco podem se separar da sua dimensão religiosa, da fé cristã. Nele tudo reflete a grandeza de um homem de espírito com um especial “toque divino”, capaz de perceber e plasmar, nos grandes traços ou na impressão das cores de sua pintura singular, a Suprema Beleza, abismo infinito de perfeição, inigualável e soberana. Em toda a sua obra, grande e única, reflete-se o mais profundo dessa alma, imagem do seu Criador que a plasmou com o delicado toque de seus "pincéis divinos". Em toda a obra de El Greco aparece sempre o espírito sublime que contemplou e penetrou o “Mistério”, foi conduzido à sua densidade e o expressou com toda elevação da arte que emerge do fundo do ser iluminado por esta experiência, que transcende o olhar superficial incapaz de elevar-se em direção aos cumes altos do espírito. El Greco mergulhou na profundidade do Evangelho, no Mistério da Encarnação – de Deus feito homem para os homens e por eles entregue à Cruz – na vitória sobre a morte, tão inimiga do homem, que com tanta beleza e drama soube expressar sua obra.
Assim, com uma fé cristã com profundas raízes, bem formada e capaz de dar razão de sua verdade, El Greco, em toda a sua obra pitórica, mostra as realidades fundamentais desta fé, ensina, fala dos mistérios mais profundos aos rudes e aos simples, catequiza, eleva, conduz à contemplação, à maravilha, à veneração, à oração e ao louvor; dá razão à fé e mostra a sinfonia e a harmonia de sua beleza e a sua irradiação e expressão no mais vivo e genuíno do humano. Fê-la na peculiar circunstância do seu momento histórico, porém, a sua arte continua a falar hoje, como ontem, com vivíssima atualidade, porque não é a circunstância ou o momento efêmero que súbito passa que contam; mas porque expressa realidades que não perecem e o faz com uma linguagem de "ponta de alma", como diriam os místicos; fala com os pinceis e as cores deste "profundo centro da alma", onde cada homem se conhece e se sente compreendido, de qualquer geração que seja.
Como homem de radical "cristandade" e inseparavelmente filho do seu tempo, El Greco reflete o homem, pelo qual manifesta uma viva e singular paixão. Quem não vê esta paixão no "Enterro de Duca de Orgaz", o no "Expolio", ou no "Apostolado" da Sacristia da Catedral de Toledo, ou São José da mesma Catedral. As mãos, os olhos, os rostos, os movimentos dos corpos de seus personagens, tudo, toda a sua obra é uma expressão de como vê o homem e o seu drama: o homem que sofre e que ama, que vive este drama da existência e o seu desejo de felicidade, amado por Deus, o homem por ele amado e elevado, o homem salvo e chamado a participar da Sua glória: é a verdade do homem assim como é diante de Deus. Bem se reflete na sua arte que “a glória de Deus é o homem vivente” (S. Irineu de Lyon). Toda a sua obra manifesta o homem, exprime como é penetrado na profundidade do humano, mas não como o veria o pagão ou um mero humanista; há uma diferença notável: aquela que permite a visão de fé e que o leva a olhar com um olhar peculiar, o olhar da verdade que é inseparável da beleza. Atrás dos rostos ou dos corpos, das mãos ou dos olhos, das cores e das pregas das roupas ou dos movimentos dos corpos, há a verdade que professa sua fé sobre o homem.
Esta fé, decididamente cristã e cristocêntrica, é, igualmente, profundamente antropológica, humana, é a chave fundamental para adentrar e mergulhar na riqueza e grandeza de El Greco, como na mais autêntica arte ocidental. As suas obras, como outras nascidas da fé cristã, são obras que não são desnudas – nem podem se desnudar – de sua aura, da aura da beleza. Ainda não se tornaram – nem queremos e não permitamos que se tornem – puros e simples objetos de prazer pelas suas qualidades estéticas formais, puros e simples objetos de erudição para os peritos, puros e simples objetos da curiosidade distraída dos visitantes nas mostras e museus. Lá onde se encontram o santo e o crente, a beleza é o fulgor da graça. Aqui, a beleza nos faz voltar em direção a um "outro", do qual não podemos dispor, e que, todavia, nos atrai, nos acalma e nos pacifica. Aqui, através da beleza, emana uma força que não esmaga nem submete, mas que sustenta. Aqui, se exala uma liberdade que do profundo emana incessantemente e que do centro do nosso ser nos faz livres: a liberdade jorra da verdade e da beleza. Aqui, sobretudo, nos é aberta a comunicação do dom divino e do seu amor que nele nos é comunicado; aqui se abre a esperança e aqui se pinta o futuro de uma humanidade nova e de uma humanidade com o futuro.
Concluindo, as minhas felicitações e o meu apreço a Rodolfo Papa, por esta obra que não só no introduz na identidade e na essência da arte e em particular da arte sacra, mas que constitui uma grande ajuda para que a inseparabilidade da Liturgia e beleza não seja distorcida de alguma forma, mas ao contrário, engrandecida, potencializada e reforçada. Não me resta outra coisa senão convidar a adentrar-se neste livro e enriquecer assim, o ânimo e o olhar com a sua leitura.
Antonio Cañizares Llovera
Cardeal Prefeito da Congregação para o Culto Divino
(Tradução: Ir Patricia Souza, pmmi)

"DISCORSI SULL`ARTE SACRA", DE RODOLFO PAPA


Novo livro sobre a beleza que salva



Por Daniel Estivill*
ROMA, terça-feira, 03 de março de 2012 (ZENIT.org) - Retomamos o artigo sobre o livro de Rodolfo Papa, incluindo o nome original da obra, em italiano.
“Pintor, teórico e historiador da arte”, assim justamente vem apresentado o autor do livro “Discorsi sull’arte sacra” (edição Cantagalli 2012), Rodolfo Papa.Qualidades estas que atestam a personalidade poliédrica de Rodolfo Papa enquanto ligam-no às grandes figuras do mundo da arte do passado, quando o pintor unia à sua capacidade técnica não só uma conspícua cultura clássica, mas também o conhecimento dos princípios teóricos da arte. Mas não seria completa a apresentação do autor se não se acrescentasse que ele é um homem de fé, ativamente vivida na Igreja Católica. Só assim torna-se plenamente compreensível o alcance dos seus discursos sobre a arte, que – sem lesar a legítima autonomia da atividade artística – abrem horizontes bem mais largos adentrando-se no mundo do espírito à luz da fé em Jesus Cristo.
O discurso, como gênero literário, foi escolhido propositadamente pelo autor para afrontar um tema complexo, como o da arte, em uma estrutura de pensamento circular de diversos níveis, mas, todavia orientada a um objetivo final: a arte sacra. De fato, como vem explicitamente afirmada na introdução, a ideia de fundo que emerge com clareza em uma leitura de conjunto "é que só analizando de modo completo a identidade da arte se possa afrontar de maneira correta a delicada condição da arte sacra". Logo, não é por acaso, que o sétimo capítulo, dedicado à arte sacra, seja precedido de seis capítulos concernentes ao tema da arte em geral, mesmo não faltando em alguns deles, quando necessário, específicas chamadas à arte cristã.
Assim, na numerosa e caótica diversidade de opiniões que caracterizam hoje os estudos sobre arte, o autor abre o seu grande discurso, no primeiro capítulo, afrontando o delicado problema de definir a arte. Para este fim entra em um denso diálogo com os mais conhecidos representantes do pensamento contemporâneo sobre o assunto não só para desmascarar os seus "medos", mas também suas relutâncias em dar uma definição da arte. Convencido, porém, ainda que em contra tendência, da "necessidade de definir os termos sobre os quais apoiar as escolhas individuais e depois o sentido do agir e do fazer, e também do fazer artístico", o autor chega a uma solução do problema propondo a definição "real" e "clássica" da arte - ars est recta ratio factibilium – mas deixando também flexivelmente aberta a questão das definições de um estatuto epistemológico para cada espécie de arte.
Depois deste primeiro passo, o discurso prossegue sobre o tema do estilo, termo freqüentemente equivocado na linguagem corrente em referimento às artes visuais. A tal propósito, tomando como motivo o desenvolvimento histórico do conceito de estilo e concretizando-o no operar artístico de Caravaggio, a questão "estilística" vem apresentada em relação à maniera e à schola , que seriam declinações particulares de um sistema mais vasto e subentendido, que é o próprio sistema da arte, assunto do terceiro capítulo. No definir o sistema artístico como "um conjunto de princípios e regras que subentendem um sistema de sinais", em estreita relação com uma específica visão do mundo (Weltanschauung), o autor estabelece o fundamento teórico para individualizar a identidade e a essência do sistema da arte cristã. Deste modo, torna-se evidente não só a diversidade entre o sistema figurativo e o sistema não figurativo ou anicônico, mas, sobretudo a relação íntima entre religião e sistema artístico.
Muito significativo é o discurso sobre a luz, desenvolvido no quarto capítulo, que põe em evidência como a «passagem da luz para a cor» na arte contemporânea não seja senão a passagem "de uma visão metafísica a uma materialista". A luz, metáfora da verdade e símbolo da beleza, torna-se neste discurso princípio hermenêutico para compreender a dimensão da corporeidade em sentido cristão. Nesta visão, o abstrato e o hiperrealismo não podem ser frutos de uma concepção desviada e reducionista da corporeidade e, em última instância, da luz.
Muito pertinente, depois, é o discurso sobre imagens e sobre o corpo, com a finalidade de demonstrar por uma parte, a assim chamada “sociedade das imagens” na qual vivemos, que, na verdade, é uma sociedade “intrinsecamente iconofóbica”, e por outra, revelar o aspecto mais revolucionário da prospectiva na sua capacidade de “tornar presente” a realidade in imagine picta ao serviço das exigências contemplativas da espiritualidade franciscana e da fé na Encarnação.

Não poderia faltar um discurso sobre a beleza, aspecto basilar de qualquer reflexão sobre arte. Este discurso revela em modo particular o sólido conhecimento da doutrina escolástico-tomista por parte do autor.

Ele, de fato, refere-se muitas vezes à concepção da beleza em termos ontológicos de “transcedente”, em estreita relação com o verum e o bonum. Interessante notar que tal prospectiva, como vem expressamente sublinhado, está em continuidade com os ensinamentos do Concílio Vaticano II (cf. Sacrosanctum Concilium, 122) e também com o magistério pós-conciliar (cf. Giovanni Paolo II, Veritatis splendor, 51; Benedetto XVI, Sacramentum caritatis, 31 e 41).
O discurso sobre arte sacra, o último da série, merece a máxima atenção por ser o coroamento de todos os discursos precedentes, assim como para o autor – pintor, teórico e historiador da arte – tudo é orientado à arte sacra, que constitui o leitmotiv da sua vida de “artista e homem de fé”. O sublinhamento da especificidade da arte sacra no seu ser referido à liturgia, permite abrir um discurso de fundamental importância para entender a arte sacra em relação à fé e para poder definí-la, a exemplo da definição tomista, como «fides et recta ratio factibilium». Sempre em analogia com a relação entre fides et rati, o autor caracteriza na história da relação entre arte e fé “três estados: uma arte autônona com respeito à fé, uma arte cristã iluminada pela fé e uma arte interpelada pela fé”, ou chamada pela fé a um papel mais específico. Esta última é propriamente a arte sacra. A distinção torna-se um guia seguro para o conhecimento adequado da tradição na arte da Igreja, seja para delinear o perfil do artista cristão, seja para reconhecer a autêntica arte sacra. Este último aspecto resulta iluminado pelo comentário dos cinco pontos já assinalados pelo Card. Joseph Ratzinger em sua Opera Omnia sobre a Teologia da Liturgia: a inconciliabilidade da iconoclastia com a fé na Encarnação do Verbo, a história da salvação como fonte da arte sacra, a centralidade da imagem de Cristo na arte figurativa sacra, a imagem sacra como instrumento de contemplação, a essência de espaço para a arbitrariedade e para o subjetivismo na arte sacra. Enfim, no seu discurso conclusivo, o autor chega a sintetizar com grande lucidez mental quatro características fundamentais que dizem respeito à identidade da arte sacra: universalidade, beleza, figuratividade e narratividade.
O livro, fruto da maturidade do pensamento do autor, vem à luz em um momento histórico particularmente significativo para a vida da Igreja e para a arte sacra. De fato, enquanto vem publicada a obra de R. Papa se aproximam duas celebrações importantes: o 50º aniversário da abertura do Concílio Ecumêncio Vaticano II e o Ano da Fé, proclamado por Bento XVI com a Carta Apostólica Porta Dei. Tanto para um como para o outro momento o livro aqui apresentado pode ser considerado uma contribuição válida e digna de apreço. Em referimento ao Concílio Vaticano II, os discursos desenvolvidos no livro não só se alinham à hermenêutica dos textos conciliares prevista por Bento XVI (cf. Discurso à Curia Romana, 22 dezembro de 2005), mas sobretudo constituem uma aplicação prática e concreta da orientação conciliar sobre a formação dos artistas e do clero (cf. Sacrosanctum Concilium 127 e 129). Neste sentido é prevista uma larga difusão da obra para fins de formação, seja nos ambientes universitários eclesiásticos, seja naquele vasto “aerópago” do mundo da arte, que hoje vale apresentar como um novo cenário de evangelização. Também em relação ao Ano da Fé este livro é capaz de oferecer a sua precisosa contribuição. De fato, se hoje uma “profunda crise de fé...tocou muitas pessoas (Porta fidei, 2), não parece que existem razões válidas para excluir artistas entre aqueles que são tocados por esta crise. Portanto, estes discursos sobre arte sacra sejam contemplados com os olhos da fé e, sobretudo, porque os artistas entendem quão nobre pode se tornar a própria arte no momento em que essa for concebida segundo a fé e assuma como finalidade única servir à glória de Deus na Igreja.


*Mons. Prof. Daniel Estivil, Pontifícia Universidade Gregoriana

(Tradução: Ir.Patricia Souza)

EL ARTE SACRO Y SU MÁS ÍNTIMA ESENCIA


Introducción del cardenal Cañizares al último libro de Rodolfo Papa

ROMA, domingo 18 marzo 2012 (ZENIT.org).- Ofrecemos el texto de la introducción al nuevo libro de Rodolfo Papa, Discorsi sull’arte sacra (Cantagalli, Siena 2012), firmada por el cardenal Antonio Cañizares Llovera, prefecto de la Congregación para el Culto Divino. Rodolfo Papa es docente de Historia de las Teorías Estéticas en la Universidad Pontificia Urbaniana y ha estado a cargo para ZENIT de la columna Reflexiones sobre el Arte.
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Introducción de S.E. Card. Antonio Cañizares Llovera
Prefecto de la Congregación para el Culto Divino

He aquí una obra que esperábamos, porque la necesitamos: la obra de Rodolfo Papa, que estudia con profundidad el arte sagrado y su más pura entraña e identidad. Es la entraña y la identidad que brota de la verdad del arte sagrado, y aun del mismo arte, en el que verdad y belleza son inseparables, en el que fe y arte, fe y belleza se abrazan en un referibilidad total que es unidad inquebrantable entre sí; algo semejante acontece al binomio fe-razón.
Así lo reconocía el papa Benedicto XVI, quien, en su lúcida entrevista con los periodistas en el avión, en noviembre de 2010, camino de España para su visita a Santiago de Compostela y consagración, posteriormente, de la basílica de la Sagrada Familia, del arquitecto Antonio Gaudí, en Barcelona, afirmó lo siguiente: "Ustedes saben que yo insisto mucho en la relación entre fe y razón; en que la fe, y la fe cristiana, solo encuentra su identidad en la apertura a la razón, y que la razón se realiza si trasciende hacia la fe. Pero del mismo modo es importante la relación entre fe y arte, porque la verdad, fin y meta de la razón, se expresa en la belleza y se realiza en la belleza, se prueba como verdad. Por tanto, donde está la verdad debe nacer la belleza; donde el ser humano se realiza de modo correcto, bueno, se expresa en la belleza. La relación entre verdad y belleza es inseparable y por eso tenemos la necesidad de la belleza. En la Iglesia, desde el inicio, incluso en la gran modestia y pobreza del tiempo de las persecuciones, la salvación de Dios se ha expresado en la imágenes del mundo, en el arte, en la pintura, en el canto, y luego también en la arquitectura.Todo esto es constitutivo para la Iglesia y sigue siendo constitutivo para siempre. De este modo, la Iglesia ha sido madre de las artes a lo largo de siglos y siglos. El gran tesoro del arte occidental --música, arquitectura, pintura- nació de la fe en el seno de la Iglesia. Actualmente hay cierto "disenso", pero esto daña tanto al arte como a la fe: el arte que perdiera la raíz de la trascendencia ya no se dirigiría hacia Dios, sería un arte a medias, perdería la raíz viva; y una fe que dejara el arte como algo del pasado, ya no sería fe en el presente. Por eso el diálogo o el encuentro --yo diría, el conjunto- entre arte y fe está inscrito en la más profunda esencia de la fe. Debemos hacer todo lo posible para que también hoy la fe se exprese en arte auténtico, como Gaudí, en la continuidad y en la novedad, y para el arte y no pierda el contacto con la fe" (Benedicto XVI, Entrevista con los periodistas, 6 de noviembre de 2010).
Cuando fue escrito el presente libro aún no se habían pronunciado estas palabras; sin embargo, el conjunto de esta obra de Rodolfo Papa, --hombre de fe, artista y pensador agudo y penetrante, buscador apasionado de la verdad y la belleza--, constituye una profundización, explanación y comentario fiel de estas palabras y pensamiento del papa Benedicto XVI, para el que el binomio fe-arte, la belleza del arte sagrado, la unidad básica entre arte y liturgia están siendo temas muy importantes de su pontificado.
Se comprende perfectamente la amistad entre Iglesia y artistas a lo largo de los tiempos, también en nuestros días. Se comprende la afirmación reiterada de los papas últimos --de Pablo VI a Benedicto XVI- de esta amistad, que es unidad y absoluta referibilidad mutua, necesaria, y del llamamiento a expresar en la obra artística el binomio fe-arte, fe-belleza, inseparable de aquel otro de fe-razón, fe-verdad, o fe-bondad, como hace tan espléndidamente el autor de este libro. Desde esa visión sobre el arte en general, y sobre el arte sagrado en particular, se entiende el carácter de perennidad del arte, su naturaleza no efímera, su valor universal, más allá de la circunstancia de la época o del gusto del momento, o de los afanes consumistas, su dimensión religiosa, y la misma implicación del artista y de la totalidad de su persona en la obra de arte, sobre todo cuando se trata del arte sagrado, o de arte para la liturgia bien sea la música, la pintura, la escultura o la arquitectura, que, además, no pueden dejar de expresar la iniciativa de Dios, la acción divina que siempre precede a la obra artística, como en la liturgia misma, como en la realidad de lo creado.
Cuando escribo esta presentación pienso en tantos y tantos hombres del arte que son fiel reflejo y testimonio de verdad de esta relación, fe-arte, que tan magníficamente expresa el autor de este libro y de los mismos artistas u obras de arte que a lo largo de estas páginas se refiere. Pienso, por ejemplo, en el genial pintor universal del "Siglo de Oro español", El Greco, cercanos ya como estamos a la celebración de su cuarto centenario. Ni la persona, ni en consecuencia la obra, El Greco se pueden separar de su dimensión religiosa, de fe cristiana. Todo en él refleja la grandeza de un hombre de espíritu con un especial "toque divino", capaz de percibir y plasmar, en los trazos gruesos o en la impresión de colores de su singular pintura, la Suprema Belleza, abismo infinito de hermosura, inigualable y soberana. En toda su obra, grande y única, reflejó lo más profundo de esa alma suya, imagen de su Hacedor que la plasmó con el delicado toque de sus "pinceles divinos". En toda ella aparece siempre el espíritu sublime que ha contemplado y penetrado el "misterio", ha sido conducido a su espesura, y lo ha expresado con toda la elevación del arte que sale del fondo del ser iluminado por esa experiencia que trasciende la mirada superficial e incapaz de remontarse hacia las cimas altas del espíritu. Se ha sumergido con tanta naturalidad como verdad, en la hondura del Evangelio, en el misterio de la Encarnación --de Dios hecho hombre por los hombres y por ellos entregado en la cruz--, o en la victoria sobre la muerte, tan enemiga del hombre, que con tanta belleza como dramatismo expresa su obra.
Así con una fe cristiana de honda raigambre, bien formada y capaz de dar razón de su verdad. El Greco, en toda su obra pictórica, muestra realidades fundamentales de esa fe, enseña, habla a los rudos y sencillos de los misterios más abismales, catequiza, eleva, lleva a la contemplación, al asombro, a la veneración, a la oración en plegaria y en alabanza; da razón de la fe y muestra la sinfonía y la armonía de su belleza, y su enraizamiento y expresión en lo más vivo y genuino de lo humano. Lo hizo en aquel entonces de su momento histórico, pero su arte sigue hablando hoy, con vivísima actualidad, como en su ayer, porque no es la cicunstancia o el momento efímero que pronto pasa lo que en él cuenta; sino porque expresa realidades que no perecen y lo hace desde el lenguaje de "la punta del alma", que dirían los místicos; habla con los pinceles y los colores desde "ese profundo centro del alma", donde todo hombre se entiende y se siente concernido, sea de la generación que sea.
Como hombre de arraigada "cristianía" e hijo de su tiempo, El Greco refleja, inseparablemente, al hombre, por el que manifiesta una viva y singular pasión. ¿Quién no ve esta pasión en el "Entierro del Señor de Orgaz", o en "El Expolio", o en el "Apostolado" de la sacristía de la catedral toledana, o en el "San José" de la misma catedral? Las manos, los ojos, los rostros, el movimiento de los cuerpos de sus personajes, todo, toda su obra es una expresión de cómo ve al hombre y su drama: el hombre que sufre y que ama, que vive ese drama de la existencia y su anhelo de la felicidad, querido por Dios, el hombre por Él amado y elevado, el hombre salvado y llamado a participar de su gloria: es la verdad del hombre, como está ante Dios. Bien se refleja en su arte que "la gloria de Dios es que el hombre viva" (s. Ireneo de Lyon). Toda su obra manifiesta al hombre, expresa cómo ha entrado en la hondura de lo humano; pero no como lo vería el pagano o el mero humanista; hay una diferencia notable: es la que le otorga la visión de fe que le lleva a mirar con una mirada propia, la mirada de la verdad, que es inseparable de la belleza. Detrás de los rostros o de los cuerpos, de las manos o de los ojos, de los colores y de los pliegues de los vestidos o el movimiento de los cuerpos, hay la verdad que profesa su fe sobre el hombre.
Esa fe, netamente cristiana y cristocéntrica y, por lo mismo, hondamente antropológica, humana, es clave fundamental para adentrarse y sumergirse en la riqueza y magnitud de El Greco, como en el más genuino arte de Occidente. Sus obras, como otras nacidas de la fe cristiana, son obras a las que no se ha despojado --ni se puede despojar- de su aura, del aura de la belleza; aún no han pasado --ni queremos ni dejaremos que pasen- a ser puro y simple objeto del goce por sus calidades estéticas formales, de la erudición de los entendidos, de la curiosidad distraída de visitantes en exposiciones y museos. Ahí, donde se encuentra lo santo y el creyente, la belleza es el fulgor de la gracia. Ahí la belleza nos remite hacia algo 'extraño' de lo que no podemos disponer, y que, sin embargo, nos atrae serenándonos y pacificándonos. Ahí, a través de la belleza, mana una fuerza que no aplasta ni subyuga, sino que sostiene. Ahí, aparece una libertad recogida en un fondo de donde mana incansablemente más libertad que nos libera desde el centro de nuestros ser: la libertad brota de la verdad y la belleza. Ahí, sobre todo, se abre paso la comunicación del don divino y del amor que en él se nos comunica; ahí se abre la esperanza, y ahí se pinta el futuro de una humanidad nueva y de una humanidad con futuro.
Mi felicitación y mi agradecimiento, en suma, a Rodolfo Papa por esta obra, que no sólo nos adentra en la identidad y esencia del arte, del arte sagrado, sino que constituye una gran ayuda para que la inseparabilidad de liturgia y belleza no sea en modo alguno distorsionada, sino todo lo contrario: engrandecida, potenciada y fortalecida. Sólo me queda que invitar a entrar en este libro y enriquecer, así, el alma y la mirada con su lectura.